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Le 23 juin dernier, BMI SYSTEM a participé, en tant que Gold Sponsor, au congrès PharmaCompliance 2015 qui s’est tenu aux Salons Hoche à Paris.

L’objectif de cet événement était de discuter de l’éthique et de la compliance santé, plus particulièrement de la transparence des liens d’intérêt entre les laboratoires et les professionnels et organismes de santé, tant au niveau national qu’au niveau international. L’occasion également, lors de présentations, tables rondes et ateliers, de rencontrer les experts du secteur.

L’expérience américaine

La PharmaCompliance Paris 2015 a été inaugurée par le Dr. Shantanu Agrawal, Administrateur Délégué et Directeur au CMS (Center for Medicare & Medicaid Services) et responsable du Sunshine Act aux États-Unis. Il a présenté les retours d’expérience de la première publication qui a eu lieu en septembre dernier. Aux Etats-Unis, la publication des transferts de valeurs s’effectue sur une plateforme en ligne dédiée appelée « Open Payments », gérée par le CMS.

La première publication (sur les données recueilles en 2013) a porté sur un total de transferts de valeurs de 3,7 milliards de dollars, soit 4,5 millions d’enregistrements sur le site, issus de 21 pays et concernent 1419 sociétés.

Environ 25% des médecins américains ont un lien financier avec des industries de santé via des prestations de conseil, des interventions à des congrès ou des essais cliniques.

Voir au-delà de la transparence

Le reste de la matinée était organisé autour d’interventions abordant les thématiques suivantes :

  • La transposition du Code de Publication de l’EFPIA en France
  • Le rôle et l’évolution de la compliance dans la stratégie des entreprises de santé
  • La protection des données

Laurent Clerc, expert Affaires réglementaires et Transparence, a présenté la vision de BMI SYSTEM sur les prochains défis, au-delà de la transparence, auxquels devront répondre les laboratoires.

En effet, la France, comme les États-Unis, ou encore la Hollande, ont déjà commencé à publier les transferts de valeurs vers les professionnels et organismes de santé.

Les laboratoires français commencent désormais à s’interroger sur les prochains défis que soulève cette publication : dans leur relation avec le public et les médias, dans leur manière de communiquer, mais également dans la cohérence entre les budgets prévisionnels des événements qu’ils organisent et les dépenses effectivement réalisées. Enfin, un des principaux défis est de répondre à l’objectif même des dispositions liées à la transparence, à savoir mieux gérer les liens d’intérêt avec les professionnels de santé et prévenir tout risque de conflits d’intérêt.

La transparence en France dans une approche internationale

La seconde partie de cette conférence a été consacrée à des ateliers pratiques autour de trois grandes thématiques : projets digitaux, transparence et compliance.

Laurent Clerc et Sylvain Hubert, Business Manager de la filiale anglaise de BMI SYSTEM, ont animé un atelier sur la mise en place de la Loi Bertrand dans le contexte EFPIA. L’objectif de cet atelier était d’identifier les principales problématiques à gérer lorsqu’un laboratoire souhaite déployer un outil de gestion de la transparence capable de couvrir les exigences EFPIA mais aussi celles propres à chaque pays européen, dont la France.

Avec les participants, en partant de l’exemple du processus de transparence en France, ils ont analysé chacune des étapes (création de l’événement, déclaration de la liste des participants…), de la gestion d’un avantage à sa publication, afin de comparer les spécificités françaises en matière de publication des transferts de valeurs (modalités de recueil du consentement, périmètre de la publication, différents modes de publication, …) à celles dans les autres pays du monde, tant dans la zone EFPIA que dans les autres zones (USA, Australie…). En effet ce n’est qu’en identifiant bien ces différences qu’il est possible de les intégrer dans une stratégie plus globale.

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