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Cet article est une traduction de l’interview publiée en anglais dans la newsletter du mois d’avril, par Ruth Knowles.

 

UCB est une entreprise biopharmaceutique belge spécialisée dans la recherche de solutions thérapeutiques contre les maladies sévères du système nerveux central et les maladies immunologiques. L’objectif d’UCB est de permettre aux patients de mener une vie normale jour après jour, malgré la pathologie.

UCB est présent dans plus de quarante pays aujourd’hui. C’est pourquoi la conformité avec les lois nationales et les codes européens de l’EFPIA est une priorité pour l’entreprise.

Nous avons rencontré Stéphanie Viaud, Responsable DMOS et Qualité chez UCB France. Avec elle, nous avons évoqué les défis que la filiale française a dû relever lors de la mise en place de la loi Bertrand. Voici son témoignage.

 

1. UCB attache beaucoup d’importance au fait de placer les besoins des patients au premier plan de ses activités. En quoi le fait de mettre en place le dispositif de transparence et d’être conforme à la loi DMOS va-t-il dans ce sens ?

Les interactions entre l’industrie du médicament et les professionnels de santé ont une profonde et positive influence sur la qualité des soins pour les patients et sur la recherche pour développer de nouveaux traitements. L’intégrité est une valeur fondamentale chez UCB, de même que l’intégrité du professionnel de santé dans la prescription de médicaments est un pilier de notre système de santé. UCB France travaille au respect de la loi sur la transparence et de la loi DMOS pour en améliorer la compréhension auprès du grand public et pour que les interactions entre les industriels et les professionnels de santé aient lieu dans un climat de confiance. Notre objectif est de veiller à ce que ces interactions répondent aux exigences d’intégrité que les patients, les gouvernements et autres parties prenantes attendent.

 

2. Les changements récents dans la loi Bertrand ont amené à rendre publics les liens entre les industriels et les acteurs du monde de la santé, sur une base nominative. Comment UCB France s’est-il préparé à répondre à une telle exigence?

Depuis 2010, UCB France a mis en place un système informatique assurant une traçabilité élevée de toutes les interactions avec les professionnels de santé. L’utilisation du logiciel NAYA de BMI SYSTEM a permis la centralisation de ces données et nous a permis d’améliorer significativement le suivi, la validation et le contrôle des interactions avec les professionnels de santé en vue de les rendre publiques.

 

3. Quelle est l’importance pour UCB France d’avoir un système informatique robuste qui permette d’enregistrer et de vérifier les données qui doivent être rendues publiques?

La collecte des données n’a pas posé de difficultés car NAYA est en place depuis quelques années. Toutes nos données étaient regroupées dans un système centralisé unique. A la publication du décret, nous n’avions plus qu’à extraire correctement les données. A cette étape, UCB s’est également appuyé sur l’expertise de BMI SYSTEM pour extraire les bonnes informations de la base de données et établir des rapports requis par les textes.

 

4. Dans une entreprise internationale comme la vôtre, quels sont les éléments clefs pour réussir une collecte transfrontalière et rester conforme à un certain nombre de codes de conduite nationaux ?

Pour gérer les activités transfrontalières, il est essentiel d’avoir des règles connues de tous au sein de l’entreprise et d’aider les demandeurs à connaître ces règles (qui diffèrent selon les pays). Disposer d’un système informatique pour gérer les demandes transfrontalières et qui intègre les règles applicables à chaque pays est l’une des clés majeures.

 

5. Quels sont, en termes de transparence, les grands défis d’UCB France qui ont amené à l’utilisation d’une solution informatique ?

Le principal défi en matière de transparence est d’assurer l’exactitude et l’exhaustivité des données. Un grand nombre de données doit être collecté et contrôlé quotidiennement. La solution logicielle que nous avons choisi (NAYA) est en mesure de traiter de tels volumes de données, de permettre le contrôle quotidien et un arbitrage pour chaque événement. Cet outil garantit la centralisation des données, leur exactitude et leur exhaustivité, pour créer les rapports sur la transparence des liens.

 

6. Pourquoi avoir choisi NAYA ?

UCB France a choisi NAYA car l’outil répond aussi bien aux exigences françaises de la loi DMOS qu’aux enjeux de la transparence. De plus, le logiciel de BMI SYSTEM peut collecter les données provenant des divers systèmes informatiques utilisés dans une entreprise et de rassembler tout cela dans une seule et unique plateforme. NAYA est un logiciel intuitif, simple et il s’adapte parfaitement aux organisations mises en place dans l’entreprise.

 

7. Quel impact a eu NAYA sur vos processus de travail et sur la façon dont vous gérez la transparence (loi DMOS) ?

NAYA a été mis en place de façon à suivre l’organisation déjà en place chez UCB France. NAYA permet la validation automatique (via l’outil des réunions ou des contrats) entre les équipes opérationnelles et l’équipe Compliance. Depuis sa mise en place chez UCB, nous avons fortement diminué les circuits papier, les échanges par mails et par téléphone. NAYA est devenu notre référence unique pour la gestion des informations au sujet des interactions financières avec des professionnels de santé.

 

8. Quel est, pour vous, le principal avantage de NAYA en termes d’agrégation de données pour la publication?

Chaque jour, de nouvelles données sont collectées, contrôlées et validées au travers du système NAYA pour mettre à jour les dossiers. Ainsi, au moment de la publication, nous sommes sûrs que le résultat de l’extraction est à la fois complet et exact.

 

9. Pensez-vous que vous auriez pu faire face à la dernière loi Bertrand et à la publication sans l’aide de l’outil NAYA ?

Sans NAYA, UCB France n’aurait pas été en mesure de respecter les délais requis par le décret d’application de la loi Bertrand sur la transparence et la première publication. En outre, la société aurait dû investir plus de ressources pour la collecte, l’agrégation et l’examen des données relatives à cette première publication.

 

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