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La dernière version du Code d’éthique de l’Association Portugaise de l’Industrie Pharmaceutique (APIFARMA) est entrée en vigueur en janvier 2014. Ce « Code de déontologie des pratiques de promotion de l’industrie pharmaceutique et de l’interaction avec les professionnels et les établissements, organismes et associations de santé » souligne que « les questions éthiques devraient être, et ont été, au fil des années, une véritable préoccupation pour l’industrie pharmaceutique portugaise ».

Actuellement, APIFARMA représente plus de 120 entreprises à travers le Portugal qui assurent la production et la commercialisation de médicaments à usage humain et vétérinaire, de vaccins et de diagnostics in vitro. Les principaux membres d’APIFARMA proviennent de l’administration publique, des commissions parlementaires, des agences nationales et internationales, des associations de patients et des syndicats. Le but de l’Association est de discuter avec les parties prenantes des aspects sociaux et économiques de l’industrie pharmaceutique et améliorer la santé au Portugal à travers un meilleur accès pour les patients à de nouvelles thérapies.

Depuis 1987, APIFARMA est gouvernée par son Code de déontologie, qui a, au fil des ans, intégré les évolutions au niveau national et européen : par exemple avec une influence à la fois de la Fédération Internationale des Fabricants de Produits Pharmaceutiques (IFPMA) et de la Fédération Européenne des Associations et Industries Pharmaceutiques (EFPIA). Le but du Code, selon APIFARMA, est de fournir les meilleurs services médicaux à la population en veillant à ce que les médicaments et les diagnostics in vitro soient choisis en raison de leur efficacité et de leur capacité à répondre aux besoins cliniques des patients.

Les exigences de transparence

Le Code aborde la transparence dans l’industrie pharmaceutique dans l’optique de s’assurer que les médicaments et les traitements sont choisis objectivement en fonction de leurs avantages pour le patient. Par exemple, il existe des règles strictes régissant les avantages accordés aux professionnels de la santé. Aucun cadeau, prix, prime, avantage en nature ou en espèces ne peut être donné, offert ou promis aux professionnels de santé. Ces règles ne s’appliquent pas aux produits médicaux sans ordonnance et de diagnostics in vitro, s’ils ont une faible valeur (moins de 25€), sont pertinents et/ou représentent un avantage pour le patient.

Selon le Code, les entreprises pharmaceutiques peuvent également fournir du matériel éducatif aux professionnels de santé, toujours à condition qu’ils soient de faible valeur, pertinent pour la pratique de leur activité professionnelle et apportent des avantages directs pour le patient. Cependant, des cadeaux pour les professionnels de santé à caractère personnel, tels que des billets pour des événements de divertissement sont proscris. L’hospitalité offerte pour des événements promotionnels, scientifiques ou éducationnels concerne un(des) déplacement(s), un(des) repas, des frais d’hébergement et d’enregistrement et elle doit être raisonnable.

La publication de ces transferts de valeur est présentée en détails dans le chapitre 5 du Code, où il est précisé que l’industrie pharmaceutique doit informer le grand public des dons, parrainages ou toute autre forme de paiement direct ou indirect à un professionnel, un institut ou une organisation de santé. La publication doit être faite de manière détaillée individuellement, en identifiant chaque destinataire, ce qui rend le Code parfaitement cohérent avec les changements récents du Code de l’EFPIA.

Enfin, le Code stipule que la publication de tous les paiements doit être faite annuellement et l’information doit être diffusée via une plate-forme électronique accessible au public, une pratique déjà réalisée dans plusieurs autres pays européens.

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