Exit

Suivant l’exemple des Etats-Unis et de nombreux pays européens, l’Australie est le dernier pays à avoir mis en place un système de publication nominatif des paiements envers les professionnels de santé.

La mise à jour du Code de Conduite australien pour un marketing et une promotion étique des produits pharmaceutiques sous ordonnance a été approuvée par l’ACCC, La Commission Australienne de la Concurrence et des Consommateurs, une autorité indépendante en charge de faire respecter la concurrence et le commerce équitable.

Le Code de Conduite a été créé en 1960 par l’association « Medecine Australia » qui représente l’industrie pharmaceutique en Australie et dont les membres fournissent 80% des médicaments du pays. Il a régulièrement été mis à jour depuis et les dernières révisions s’intègrent au 18e «Medicines Australia Code of Conduct».

Depuis plus de dix ans, comme dans d’autres pays, les différentes parties prenantes demandaient davantage de transparence dans les relations entre les professionnels de santé et l’industrie pharmaceutique. Selon Tim James, Président de Medecines Australia, « ce Code démontre l’intégrité de l’industrie pharmaceutique australienne. Cela va permettre de renforcer la transparence et la confiance, ce qui est capital dans la relation entre l’industrie, les professionnels de santé et la communauté ». L’amendement au 18e Code de Conduite engage les acteurs de l’industrie vers plus de transparence.

Les laboratoires devront publier les transferts de valeur au format du template fourni dans le Code de Conduite. La première publication est prévue pour le 31 août 2016, pour la période d’octobre 2015 à avril 2016. Puis elle devra être effectuée tous les six mois. Comme aux Etats-Unis et en Europe, les laboratoires doivent pouvoir permettre aux PS de réviser les informations les concernant et de les modifier si nécessaire dans les six semaines précédant la publication.

Les exigences du Code australien sont similaires à celles du Sunshine Act et à celles en vigueur en Europe. Cependant, il existe quelques différences qui méritent d’être soulignées. Par exemple concernant les paiements aux consultants liés à des travaux de recherche et développement, y compris les études cliniques, qui doivent être publiés aux Etats-Unis mais pas en Australie.

Une autre différence existe au niveau du consentement. Le Code stipule que « chaque laboratoire doit mettre en place un moyen d’assurer le consentement éclairé [des PS] ». Lorsqu’il est impossible d’associer des montants à des individus, ces montants sont agrégés.

Enfin, les laboratoires devront publier les transferts de valeur sur leur propre site internet. Medecines Australia mettra à disposition des liens depuis son site vers les différents sites des laboratoires.

L’industrie pharmaceutique espère que la publication des transferts de valeur aidera le grand public à mieux comprendre l’investissement de l’industrie dans différents grands programmes qui permettent d’ « améliorer l’utilisation des médicaments et la prise en charge des patients ».

Close
Go top