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Selon une enquête réalisée par Veeva Systems en 2015, plus de 60% des entreprises de l’industrie pharmaceutique ne sont pas complètement prêtes à répondre aux exigences de transparence de l’EFPIA.

En Juin 2016, tous les laboratoires pharmaceutiques dans les pays membres de l’EFPIA, la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques, devront publier leurs transferts de valeurs aux professionnels et organismes de santé : les frais d’inscription, d’hospitalité et d’honoraires des consultants, les dons et des subventions… La première publication sera faite le 30 Juin 2016 pour les paiements effectués en 2015. Cette information sera publiée sur une plate-forme publique, que ce soit sur le site internet de l’entreprise ou sur une plate-forme centralisée.

Être capable de collecter, d’organiser et de publier efficacement une telle quantité de données représente un défi majeur pour les laboratoires européens : « Plus de la moitié des laboratoires européens interrogés disent qu’ils ne disposent pas forcément de systèmes de gestion des données récents et précis, y compris les systèmes de gestion des dépenses (56%), de gestion des voyages (55%) et d’ERP (53%), ce qui sera essentiel pour rendre compte avec exactitude des paiements versés aux médecins », explique Guillaume Roussel, Directeur de la stratégie pour Veeva OpenData en Europe.

De plus, dans certains pays, les laboratoires pharmaceutiques doivent obtenir le consentement des professionnels et organismes de santé avant de publier les transferts de valeur. « Nous savons […] que les professionnels de santé sont largement en faveur de cette initiative, mais en dépit des communications de l’industrie, ils peuvent encore avoir des réserves sur les implications de la publication », indique David Morrow, Chef de l’excellence médicale au Royaume-Uni et l’Irlande chez AstraZeneca. En effet, au Royaume-Uni, les professionnels de santé sont favorables à davantage de transparence.

Cependant, selon Andy Powrie-Smith, Directeur de la communication de l’EFPIA, ces chiffres doivent être considérés avec une certaine prudence : « Nous sommes face à des laboratoires qui gèrent un grand nombre de données, sur différents marchés avec beaucoup de personnel qui ont besoin de formation. Ce que nous entendons de ces laboratoires est que cela est un grand projet, nous devons être prêts en juin 2016, nous ne sommes pas encore prêts, mais nous y arriverons ».

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