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L’Ukraine est le dernier pays européen en date à s’engager à améliorer la transparence concernant les relations entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques. Une lettre d’intention pour la réforme du système de santé ukrainien, signée avec l’EFPIA, cite la publication des transferts de valeur aux professionnels de santé comme l’un de ses principaux objectifs des réformes. Cette décision fait partie d’une volonté plus large de mettre le système de santé du pays en conformité avec le reste de l’Europe.

Dans la lettre d’intention, l’industrie pharmaceutique s’engage à aider le gouvernement ukrainien en soutenant le processus d’harmonisation de la législation du secteur avec la législation européenne. Les signataires, parmi lesquels le Ministre de la Santé Oleksandr Kvitashvili, le Directeur de l’EFPIA Richard Bergström et le Directeur Exécutif de l’APRaD, l’Association ukrainienne de la Recherche et du Développement pharmaceutique, ont convenu que la lettre d’intention sera convertie d’ici juin 2015 en un accord, pour la période de 2015 à 2017.

 

La transparence représente un avantage pour les patients

Le principal objectif de cette lettre d’intention est de rapidement mettre en place le code d’autorégulation de l’industrie pharmaceutique pour la publication des transferts de valeur aux professionnels de santé. Cela signifie qu’au cours des deux prochaines années, l’Ukraine publiera les dépenses individuelles effectuée par les laboratoires pharmaceutiques pour les professionnels de santé.

L’Ukraine s’appuie sur l’expertise de l’EFPIA ainsi que sur les exemples fructueux d’autres pays d’Europe de l’Est, tels que la Lituanie et la Hongrie, avec pour objectif que les changements apportés au système de santé ukrainien représentent de réels avantages pour les patients. Richard Bergström, Directeur de l’EFPIA, confirme l’importance de ces réformes : « Cela représente une étape importante. Les patients ukrainiens pourront tirer profit d’une plus grande collaboration entre l’industrie pharmaceutique et le gouvernement ».

 

La Hongrie et la Lituanie comme modèles

La Hongrie a amorcé sa transition vers la transparence en 1995 avec son Code d’Ethique pour la communication et le marketing dans l’industrie pharmaceutique. Mis à jour en 2012, le Code a été complété par le Code de Transparence, développé en 2013 par l’Association Hongroise des Fabricants Pharmaceutiques (AIPM). Ce Code de publication répond aux exigences du Code de l’EFPIA, ce qui signifie que les transferts de valeur effectués en 2015 seront publiés en 2016.

Le Code de Transparence contribuera à renforcer la confiance dans la relation entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques. En effet, les transferts de valeur représentent un moyen d’améliorer le traitement des patients ainsi que la formation et l’expertise des médecins. Selon l’AIPM, « la coopération entre l’industrie pharmaceutique et les professionnels de santé offre à de nombreux patients l’opportunité d’améliorer leur qualité de vie en utilisant des médicaments de plus en plus personnalisés, de nouvelles thérapies ou options de diagnostic. Avec le manque permanent de ressources financières dans le secteur de la santé en Hongrie, le parrainage par l’industrie pharmaceutique a une importance primordiale pour fournir [entre autres] des opportunités de développement professionnel, telles que des conférences scientifiques hongroises ou internationales ».

 

La Lituanie s’associe à l’EFPIA

La lettre d’intention de l’Ukraine fait écho aux initiatives engagées l’année dernière par la Lituanie. En juillet 2014, la signature d’un « Accord de Travail Commun » a entrainé la création d’un partenariat entre le Ministère de la Santé lituanien et l’EFPIA, qui devrait améliorer la transparence dans le secteur de la santé et le traitement des patients. La Lituanie a déjà réalisé des progrès avec l’adoption au niveau national par l’IFPA (l’Association Lituanienne de l’Industrie Pharmaceutique Innovante) d’un Code de la Publication des professionnels et associations de santé, afin de compléter son Code de Déontologie pour le Marketing Pharmaceutique adopté en 2004.

 

La Pologne va plus loin dans la transparence

Après avoir publié son propre Code de Publication conforme aux exigences de l’EFPIA, Infarma, l’Association Polonaise pour l’Industrie Pharmaceutique Innovante, a récemment organisé, avec le Président du Conseil Médical Régional à Varsovie, un débat national autour de la transparence. En février dernier, Infarma et la Chambre Régionale de Physiciens ont adopté une position commune reflétant leur engagement pour davantage de transparence entre les laboratoires pharmaceutiques et les professionnels et organisations de santé. Ils ont conclu que la prévention des conflits d’intérêt était nécessaire afin de révéler les relations entre les laboratoires et les professionnels de santé dans les domaines de la formation des médecins et des publications scientifiques. Il a également été recommandé, à l’image de ce qui se fait déjà dans d’autres pays européens et aux Etats-Unis, que les médecins déclarent leurs collaborations avec des laboratoires pharmaceutiques dans leur pratique quotidienne et lors de conférences scientifiques.

La Pologne, comme le reste de l’Europe, souhaite que ces initiatives pour davantage de transparence se traduisent par de réels bénéfices pour les patients, comme l’explique Infarma dans leur Code de Publication : « […] En effectuant les investissements nécessaires, nous améliorons les standards polonais de traitement médical ainsi que la confiance des patients, qui ont le droit à un traitement rapide et efficace ».

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